Ghosting : Comment rĂ©agir quand il ne donne plus de nouvelles ?

Ça se passait bien. L’histoire semblait prendre une jolie forme, avec une belle complicitĂ©. Et puis soudain, paf, plus rien. Plus de son, plus d’image. Au dĂ©but d’une relation ou alors qu’elle a dĂ©jĂ  commencĂ©, c’est ultra pĂ©nible. Comment passer Ă  autre chose ?

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« Il m’a likĂ©, j’ai rĂ©pondu, puis une correspondance a commencĂ©, rĂ©guliĂšre et suivie, plusieurs dizaines de message par jour, toujours plus affectueux, pendant 15 jours. On s’est vu une fois, sans coucher c’était prĂ©vu et puis juste avant le second-rendez-vous, une annulation en trois mots par texto, sans un mot d’explication Â». Avec son futur copain, c’est comme ça qu’il le voyait, JĂ©rĂŽme avait commencĂ© Ă  parler week-end et fantasmes.

Depuis, il se tord le cerveau pour trouver des explications rationnelles qui n’existent pas. Il relie les textos Ă©changĂ©s, des quasi-dĂ©clarations et s’aperçoit, second choc, qu’il a Ă©tĂ© bloquĂ© par celui avec qui il n’a finalement passĂ© que quelques heures en face Ă  face. « Il m’a fallu des mois pour me rendre compte que c’était arrivĂ© Ă  plusieurs amis, filles et garçons. Â» Le ghosting vient du mot anglais fantĂŽme, il dĂ©signe une disparition, celle de quelqu’un censĂ© vous aimer. Et vous respecter.

Dire non à la culpabilité

C’est l’étape clĂ©. Vos amis vont vous le rĂ©pĂ©ter, ça n’est pas de votre faute. Vous savez qu’il n’y a aucune raison de vous sentir coupable. Vous avez peut-ĂȘtre dit quelque chose que l’autre n’a pas su entendre mais ce sont des choses normales quand on discute. La personne nulle en dialogue, ça n’est pas vous. Les gays, contrairement Ă  un gros clichĂ©, peuvent manquer d’estime d’eux-mĂȘmes. C’est le moment oĂč, pour ne pas vous laisser atteindre, vous pouvez tenter de vous distraire et faire appel aux amis solides. Imparfaits certes, mais qui rĂ©pondent prĂ©sents. Moins vous aurez honte, mieux ça sera : la ghosting existe, mais reste le fait de lĂąches ou de gens qui ont peur de l’intimitĂ©, des Ă©motions.

Analyser la relation

Certaines rencontres, sur une appli ou ailleurs, ont l’air Ă©videntes et lĂ©gĂšres, presque magiques. Le coup de foudre existe, tant mieux. Mais notre Ă©poque, oĂč rĂšgnent textos et applis, se satisfait souvent un peu trop de ce qui est dĂ©matĂ©rialisĂ©.

Alors sans dire que la relation ne valait rien parce qu’elle a pris fin, on peut s’interroger : avait-elle de vraies fondations, ce mec Ă©tait-il authentique, prĂ©sent, sincĂšre ?

Sans voir des manipulateurs partout, il existe un petit pourcentage de gars peu recommandables qui nous bouffent le cerveau sans vouloir notre bonheur. Trois indices pour les repĂ©rer : ils ont des exigences dĂšs le dĂ©but de l’histoire, ils occupent l’espace de façon rapide et outranciĂšre, ils cherchent Ă  satisfaire leur Ă©norme besoin d’admiration, avec envoi incessant de photos, demandes d’approbation et de compliments
.

Avancer sans rien renier

Ce qui a poussĂ© ce type Ă  vous ghoster, vous ne pourrez pas le savoir. Évitez autant que possible de reprendre contact (ou demandez-lui, une seule fois, s’il a eu un accident grave). Ne harcelez pas et Ă©vitez de prolonger votre chagrin en le suivant sur les rĂ©seaux sociaux. Vous passerez peu Ă  peu de l’obsession Ă  la colĂšre, puis Ă  la tristesse. C’est un passage, faites-tout pour qu’il soit le plus court possible. Racontez l’histoire Ă  quelques intimes, pas Ă  la terre entiĂšre. Vous avez aimĂ© un peu vite, et alors ?

Pardonnez-vous (Ă  vous-mĂȘme, Ă  lui , ça n’est pas obligatoire) et avancez. Et surtout restez dans le camp des mecs fiables, polis, dignes d’ĂȘtre aimĂ©s. Ne faites jamais comme lui. Promettez-vous dĂ©sormais de rĂ©pondre, de ne pas faire vivre Ă  l’autre le ghosting, ce moment d’incertitude angoissĂ©e. Chaque message demande un retour, ne l’oubliez pas. MĂȘme si le mec vit Ă  500 kilomĂštres ou qu’il affiche un physique trĂšs Ă©loignĂ© de ce qui vous attire. DerriĂšre les Ă©crans se trouvent des petits cƓurs battants et plein d’espoir. Aucun ne mĂ©rite le mĂ©pris du silence.

Tu en veux encore ?